FRANCE3 – Octobre 2017

Petite séance de tri

Bienvenue dans un nouveau concept: une épicerie/restaurant. L’élaboration du menu commence tous les jours par une petite séance de tri. « Les aubergines ne sont plus aussi jolies pour que les clients les achètent dans le magasin. Donc, le principe, on va essayer de les passer dans un plat dans le resto, » explique Alexandra Klein.

100 % recyclage

Un resto zéro déchet : voilà l’idée d’Alexandra et Valentina, son associée, pour compléter leur épicerie où les produits sont vendus en vrac. Plus question de jeter les légumes un peu fatigués ou les denrées de la semaine dernière. Transformation immédiate. Les deux amies poussent même le concept plus loin en rachetant les invendus des grossistes.  » On les achète à des prix inférieurs au marché, » précise Valentina Alessandria.

Pour ceux qui seraient surpris de consommer des produits abimés, tout est question d’explications. « On essaie d’éduquer le client sur le fait qu’un légume un peu moche n’est pas mauvais pour la santé et qu’il n’enlève rien à leur valeur gustative. Même au contraire, ce sont souvent des légumes qui souvent un peu plus mûr et donc un peu plus goûtu, » assure Alexandra.

Des portions à la demande, des recettes 100 % recyclage. En France, le gaspillage alimentaire représente 10 millions de tonnes par an, alors ce nouveau concept a sans doute de l’avenir.

 

France Bleu Hérault – Octobre 2017

https://www.francebleu.fr/emissions/la-vie-en-bleu-le-dossier-du-jour/herault/et-si-gaspillait-moins

Chaque Français jette 20 kilos de déchets par an !

Comment réduire nos déchets, arrêter de gaspiller, cuisiner nos restes ? Ce mercredi, on échange conseils et astuces avec Alexandra de l’épicerie vrac et resto anti-gaspi Cityzen-Market à Montpellier.

La Gazette Live Montpellier – Octobre 2017

 

En vrac, c’est tendance !

 

cityzen market epicerie vrac zéro déchet montpellier

 

 

« J’ai commencé par les lentilles en vrac, raconte Amandine. Un peu par hasard, j’ai découvert le rayon sans emballage au Biocoop du Crès il y a quatre ans. Aujourd’hui, j’achète tout en petite quantité, à la demande, en particulier chez le récent épicier spécialisé City- Zen Market à Montpellier.”

Vendeuse de vêtements, Amandine, 31 ans, n’est ni bobo ni baba. Cette jeune femme sans grand discours militant, mais progressivement convertie au “Zéro déchet”, témoigne de la diffusion d’un nouveau style de consommation : l’achat en vrac, notamment au sein d’épiceries spécialisées qui se multiplient à Montpellier comme un peu partout en France.

Ainsi, une épicerie Day by day a été créée rue Saint-Guilhem en juin 2016. Elle fait partie d’une enseigne qui a ouvert… 28 magasins en moins de 3 ans ! Et d’ici fin 2018, elle en projette carrément 100 de plus, en France (à Nîmes dès septembre) et à l’étranger.

Ali Baba

Pourquoi un tel essor ? Comment fonctionnent ces modernes cavernes d’Ali Baba aux mille et une épices ? Quels produits trouve-t-on dans ces espaces parfois un brin bric-à-brac ? Et ces nouveaux commerces, qui prétendent s’adresser à tout le monde, sont-ils vrai- ment accessibles à tous ? Avant d’y répondre, il faut savoir d’où vient le mouvement.

Sans remonter à l’épicerie de détail du XIXe siècle, tout commence par les magasins bio. En matière de vente en vrac, Biocoop, créé en 1986, fut pionnier. L’ont depuis rejoint, notamment, Bio & Sens (Jacou, Juvignac et Saint-Aunès), Naturalia ou Bio c’ Bon, ces deux derniers ayant récemment ouvert à Montpellier de nouveaux sites (voir ci-contre).

Des céréales aux haricots, les aliments bio se prêtent bien aux petites ventes sans emballage. Souvent produits par de modestes producteurs peu portés sur le packaging, ils n’ont pas non plus à séduire une clientèle de convaincus qui se fichent pas mal de la couleur flashy de la boîte.

Convertis au juteux marché bio, les hypermarchés ont ensuite multiplié à rayons vrac – en particulier Auchan (1). Dernière vague enfin, encouragée par l’interdiction des sacs en plastique, en juillet 2016 : l’apparition d’épiceries 100 % vrac, avec des produits qui peuvent être bio, mais pas forcément.

Becs verseurs

C’est le cas de Day by day, dont une partie des produits seulement provient de l’agriculture biologique. “Nos articles les plus vendus sont, dans l’ordre, amandes et noix de cajou, céréales, lessive et liquide vaisselle”, décrit Magali Crenier. Patronne de l’épicerie de la rue Saint-Guilhem, cette ancienne commerciale en grande surface “revit” dans ce commerce correspondant à ses “convictions” et permettant “un relationnel beaucoup plus riche”. Car, dans les boutiques de vrac, on discute pas mal, en particulier de la singulière question des “contenants”. Le client vient en général avec son propre pochon en tissu ou son bocal en verre. Et se sert à sa guise de sel, de farine, de sucre, de pâtes, etc., dans des bacs à becs verseurs ou à pelle.

« No souci »

Mais ces épiceries vendent aussi des contenants : boîtes fantaisie, fioles et bouteilles en verre (ou en plastique pour les produits ménagers), sacs en jute. Il y a également des sacs en papier gratuits – des sacs refusés par les puristes de l’environnement. Et, enfin, des espaces pour déposer des contenants dont on ne sert plus et qui seront récupérés par un autre client.

Une galère ? Des accidents de transport mélangeant le vinaigre balsamique à la lettre d’amour de votre chérie ? Non, rien, “no souci”, assurent la dizaine d’adeptes du vrac que nous avons sollicités. Au contraire : “C’est très ludique”, affirme Isabelle, 74 ans, pharmacienne nîmoise retraitée… qui retrouve peut-être ainsi sa collection de pots d’apothicaires ! D’autres soulignent que “c’est aussi très fun pour les enfants” – avec en plus le plaisir de sentir l’aliment (au hasard, le chocolat) non emballé.

Mais, naturellement, les motivations de fond sont ailleurs. Tant la pharmacienne nîmoise que la jeune vendeuse montpelliéraine ont lu Zéro déchet : le best-seller de Bea Johnson, cette Française installée aux États-Unis qui a réduit la poubelle familiale, notamment en achetant en vrac, à… 1 litre par an ! Dans l’Hexagone – tout comme aux USA bien sûr – , il y a encore du boulot : 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année. Soit 20 kg par habitant, dont 7 kg encore emballées. Selon l’Ademe (2), ce seul gâchis alimentaire générerait 20 % des gaz à effet de serre qui réchauffent le climat… Sans parler des emballages qui polluent l’environnement.

Alternatif

D’où le développement de ces nouvelles épiceries. “J’achète en vrac pour protéger la planète et échapper aux grands groupes”, avance par exemple Nuria, étudiante en psycho de 19 ans qui revendique cet “engagement alternatif”. C’est aussi la motivation première d’Alexandra Klein, la créatrice de CityZen Market. “Nous proposons avant tout un mode de consommation responsable : non seulement avec des produits sans emballage et au détail, mais aussi, bio et locaux, explique cette entrepreneuse de 39 ans, qui a travaillé auparavant à Nature & Découvertes Odysseum et dans une ONG de commerce équitable à Madagascar. Avec son associée Valentina Alessandria, diplômée de SupAgro, spécialiste des circuits courts, elle a monté cet ambitieux projet épicier soutenu par la Yess Académie – organisme de promotion de l’innovation sociale. Après une ouverture en avril 2016 du côté d’Antigone, CityZen Market a déménagé rue d’Alger, et va encore s’agrandir, ce mois de septembre, dans un nouveau local rue Durand.

Mais les motivations des “vracistes” peuvent être beaucoup plus terre à terre. “Les prix sont intéressants”, résume Christelle, une restauratrice de 46 ans. Chez Day by day, on fait valoir “une économie de 5 % à 30 % sur des produits équivalents ». À CityZen Market, on va jusqu’à faire miroiter une réduction « de 10 % à 40 % ».

Prix

L’absence d’emballage explique cette différence de prix. Pas tellement à cause du coût des boîtes en carton ou des pots en plastique : ils ne coûtent pas grand-chose à l’industrie agroalimentaire (0,5 % du coût total en moyenne). En revanche, le marketing pèse beaucoup sur le coût global. Autrement dit, les articles en vrac sont moins chers parce que vous ne payez pas les spots télé et autres pubs des produits de marque… Par ailleurs, l’économie se fait sur l’ajustement au besoin des quantités achetées (3). Selon l’Ademe, le gaspillage alimentaire coûterait 400 € annuels par foyer.

Minimaliste

Motivation économique ou écologique, les clients évoquent en général les deux, même si ce n’est pas toujours dans le même ordre. Mais certains vont plus loin, en considérant le vrac comme un élément d’un mode de vie global, qualifié de “minimaliste” – le nou- veau mot pour désigner les “décroissants”.

“Je fabrique moi-même mon savon, ma lessive, mon maquillage (avec de la poudre de cannelle et du cacao), témoigne Amandine. Quand j’achète du pain, je refuse le papier, quand je bois un verre, je ne prends pas de paille. Et j’ai toujours ma propre serviette en tissu dans mon sac. Bien sûr, je trie mes déchets, mais il ne reste plus grand-chose à trier…” 

Chez CityZen Market, on accompagne ce “do it yourself” par des ate- liers : des cours pour faire son dentifrice, sa lessive, son shampoing sec, son déo (15 /1 h.). Dans le nouveau local de la rue Durand, il y aura aussi des “cours de cuisine anti-gaspi”. Ou de l’art d’accommoder les restes, les fanes, les épluchures…
Reste que pour abandonner les plats préparés suremballés, et acheter en vrac, il faut avoir le temps de cuisiner. C’est le principal frein au développement de la pratique. Parmi les “vracistes”, nous avons surtout vu de jeunes couples, des étudiants et des retraités. Pour les familles plus ou moins nombreuses, dont les deux parents travaillent, le vrac semble difficile à pratiquer. Ou à la marge, pour avoir de temps en temps le plaisir de voir et sentir le produit qu’on achète.

 

ALTERSOCIAL TV – 19 mai 2016

Aprés une belle inauguration qui a eu lieu le 27 avril dernier, La première épicerie 100% vrac – 0% déchet de Montpellier a vu le jour au sein de la Maison des Echanges et du Commerce, à deux pas du Polygone ! Retour en images et en réflexions alternatives sur cette belle soirée 🙂

 

 

PAYSAN DU MIDI – 29 avril 2016

cityzen market sur le paysan du midi

 

LE MIDI LIBRE – 19 avril 2016

cityzen market dans le midi libre

ELLE – 4 mars 2016

Les 8 femmes à suivre en 2016 à Montpellier !

cityzen market dans Elle !ALEXANDRA KLEIN – Epicière solidaire

 

Pourquoi on l’aime ? Parce que son enthousiasme à consommer moins, mais mieux, est communicatif. Alexandra a travaillé six ans chez nature et Découvertes, avant de s’engager dans le commerce équitable à Madagascar. De retour à Montpellier, elle se forme au webmarketing et crée son blog, Cityzen Project, partage d’infos et d’expériences joliment mis en images sur fond d’écologie.

 

Pourquoi elle fait le buzz ? Parce qu’elle a de la suite dans les idées ! En novembre, Alexandra a remporté la Yess Académie, un programme pour aider des projets innovants à fort impact sociétal à voir le jour. Son idée ? Créer un prolongemet de son blog en ouvrant une épicerie 100% vrac, bio, locale (produits d’entretiens compris), pour faire baisser l’addition et viser le zéro déchet, complétée par des ateliers gourmands ou pratiques.

OBJECTIF LANGUEDOC-ROUSSILLON / LA TRIBUNE – 16 novembre 2015

La Yess Académie récompense quatre projets, dont CITYZEN MARKET !

Une épicerie vla yess académie récompense cityzen marketrac

Enfin, le prix Réalis a été remis au projet CityZen Market, portant sur la création d’un concept store et mettant en avant l’économie circulaire, les circuits courts et le consommer mieux. Il se traduirait par une épicerie bio vendant des produits en vrac, sans emballage, et d’une plate-forme en ligne de commandes groupées auprès de producteur locaux.

« C’est un concept qui existe déjà dans de grandes villes du nord, mais pas encore à Montpellier, explique Alexandra Klein. Je souhaiterais proposer aussi des services associés, comme des ateliers « do it yourself » sur l’utilisation des produits. »

 

TV SUD / MON SUD LE MAG

La Yess Académie en image 2/2 avec CITYZEN MARKET : La finale

 

TVSUD / MON SUD LE MAG

La Yess Académie en image 1/2 avec CITYZEN MARKET : Les qualifications